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RJPA MGF-ME

SANTE SEXUELLE DES ADOLESCENTS ET JEUNES

DEFINITIONS

 La jeunesse : La jeunesse désigne les personnes âgées de  15 à 24 ans .Cette définition est compatible avec le lexique de plusieurs organismes des Nations Unies (ONU). Alors que le Secrétariat de l’ONU utilise les termes jeunesse et les jeunes de manière interchangeable en référence à ceux âgés entre 20 et 24 ans, l’Agence Américaine pour le Développement International de la Jeunesse de l’(USAID). Dans la politique de développement définit la jeunesse comme les personnes âgées entre 10 et 29 ans.

Les adolescents : Ici, le terme adolescents désigne les personnes âgées de 10 à 19 ans. Cette définition est conforme aux définitions formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les organismes des Nations Unies.

Les adolescents très jeunes : Le terme adolescents très jeunes désigne les personnes âgées de 10 à 14 ans. Cette définition est conforme aux définitions de l’OMS et les organismes des Nations Unies.

Les jeunes : Le terme jeune est utilisé pour désigner collectivement à la fois les adolescents de (10 -19 ans) et les jeunes (de 15 –24). Le Secrétariat de l’ONU utilise les termes jeunesse et jeunes de manière interchangeable en référence à ceux âgés entre 15 et 24 ans. Certaines définitions des englobent ceux allant jusqu’à 35 ans.

La santé sexuelle : est un état de bien-être physique, émotionnel, mental, et social dans le domaine de la sexualité. Ce n’est pas seulement l’absence de maladie, de dysfonctionnement ou d’infirmité. La santé sexuelle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources de plaisir et sans risque, libre de toute coercition, discrimination ou violence. Pour atteindre ou maintenir la santé sexuelle, les droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et réalisés (OMS 2008).

                        Les problèmes liés à la Santé Reproductive des Jeunes et des Adolescents

  • Dans le monde en général

Au niveau social : Des millions de filles sont forcées à accepter des relations sexuelles non consenties ou même le mariage, ce qui les met en danger de grossesses non désirées, d’avortements et d’accouchement  risque, ainsi que de contractions, d’infection sexuellement transmissibles (IST), notamment le VIH. Les garçons adolescents sont également à risque. Les jeunes, garçons ou filles sont bien plus affectés que les autres par le VIH. Pourtant trop grand nombre d’entre eux doivent faire face à des obstacles dans l’accès à l’information et aux soins de santé reproductive. Même ceux qui peuvent trouver des informations correctes sur leur santé et leurs droits se retrouvent souvent sans possibilités d’accéder aux services dont ils ont besoins. Les tabous et autres interdits relatifs à la sexualité et les lois qui empêchent aux adolescents d’obtenir l’information et les services dont ils ont besoin.

Au niveau sanitaire : Dans la plupart des pays du monde, l’objectif visé est l’amélioration de la qualité des structures de prise en charge. En effet beaucoup d’organisations de la société civile ont longtemps décrié l’inadéquation des matériels de prise en charge dans l’accompagnement des victimes. En plus, il existe très peu de Ponts de Prestation de Services (PPS) qui offrent des Services de Santé Sexuelle et Reproductive adaptés aux Adolescents et aux Jeunes (SSRAJ). Les attitudes négatives des prestataires, le non-respect de la confidentialité et de la vie privée, la méconnaissance des services ou de l’endroit où se les procurer, les tabous et autres interdits relatifs à la sexualité

Au niveau économique : Les obstacles fréquemment rencontrés par les adolescents sont : l’incapacité des adolescents et des jeunes de payer les services, la difficulté de garantir leurs prêts auprès des microfinances et des banques, le non obtention d’aide sociale qui assure leurs frais de santé.

Au niveau politique : Beaucoup d’Etats ne disposent pas de comité spécifique exclusivement réservée à la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et des Jeunes. A cela s’ajoute le manque de financement de certaines Organisations de la Société Civile (OSC) et la non concordance et/ ou collaboration entre leurs activités et celles de l’Etat.

  • En Afrique:

Au niveau social : Certaines réalités sociaux-culturelles empêchent aux jeunes de s’engager pour la promotion de la SSRAJ en Afrique. Ainsi, les tabous et autres interdits des lois et coutumes constituent un réel obstacle pour lutter contre ce fléau.

Au niveau sanitaire : Un des obstacles majeurs de l’accomplissement du développement durable en Afrique est la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et des Jeunes. En effet les besoins sanitaires des populations ne sont pas toujours adaptés aux circonstances telles que l’âge de la personne, ou sa situation sociale ; Une jeune fille de 18 ans n’a pas forcément le même problème sanitaire qu’une femme mariée.

Au niveau économique : Les populations ne sont financièrement pas autonomes et les Organisations de la Société Civile peinent à couvrir leurs activités faute de financement. En plus de cela, l’avènement de la Covid 19 a démontré les difficultés tant stratégiques que politiques des organisations dans la gestion des fonds servant à financer des activités.

Au plan politique: Les Etats du continent africain en général ne sont pas très réactifs sur la sensibilité de la santé sexuelle. En plus les apports financiers des organisations régionales comme la CEDEAO sont insuffisants pour couvrir les besoins spécifiques de chaque Etat membre pour la promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive des Jeunes et des Adolescents.

  • Au Sénégal:

Au plan social : Le faible niveau de connaissances des A&J sur les droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) ainsi que l’accès et les taux limités d’utilisation de services SSR et des méthodes contraceptives rendent donc nécessaire l’établissement d’une Éducation Complète à la Sexualité (ECS) ainsi qu’un accès à des services de SSRAJ de qualité.De plus, les populations sont souvent sceptiques quant à leur engagement dans les activités pour la promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et des Jeunes. Les jeunes femmes célibataires qui tombent enceintes subissent l’opprobre et la discrimination sociale ; elles sont souvent rejetées par leurs parents et renvoyées de l’école

Au niveau sanitaire : Peu de jeunes femmes recourent aux services officiels de santé sexuelle et reproductive ; beaucoup semblent ne pas savoir avec certitude si elles sont autorisées à pratiquer la contraception avant 18 ans. Les jeunes femmes citent aussi les attitudes et les normes culturelles et religieuses qui censurent l’activité sexuelle prénuptiale parmi les raisons pour lesquelles elles ne cherchent pas à obtenir de services.

Au niveau économique : Dans la plupart du temps, les Ados et les Jeunes n’ont pas les moyens financiers qui leur permettent d’accéder aux services de prises en charge. A cela s’ajoute la cherté des serviettes hygiéniques de qualités.

Au plan politique : Les gouvernements et les Organisations de la Société Civile (OSC) utilisent de plus en plus les TIC pour atteindre les jeunes.Ces moyens s’avèrent trés souvent inefficaces à cause de leurs complexités et de leurs innaccessibilités. De plus, un grand nombre d’organisations ne bénéficient pas des soutiens financiers des gouvernements et sont laissées à elles-mêmes. A cela s’ajoute le fait qu’il n’existe pas de loi ou de politique nationale qui rende obligatoire la prestation (par les agents de santé) de services de SSRAJ sans restriction et qui permet de justifier la mise en œuvre de ces services auprès des parents et tuteurs, et alloue la responsabilité pour leurs prestations.

Plan stratégique global pour la promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et des Jeunes

Au niveau social: La participation et l’implication des A&J dans la SSRAJ sont essentielles. L’expérience globale démontre que l’efficacité d’une intervention est d’autant plus forte quand les adolescents et les jeunes participent à l’élaboration, à la mise œuvre, à l’évaluation et au plaidoyer en faveur d’interventions sur la SSRAJ. Une diversité d’âge, de genre, de contexte (urbain et rural), de niveau éducationnel, et de niveaux socio-économiques est nécessaire pour assurer que tous les A&J soient représentés.

Au niveau politique: Il faudrait favoriser l’Éducation Complète à la Sexualité (ECS) qui est un processus d’enseignement et d’apprentissage fondé sur un programme portant sur les aspects cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux de la sexualité. Ce plan vise à doter les enfants et les jeunes de connaissances factuelles, de compétences, d’attitudes et de valeurs qui leur donneront les moyens de: s’épanouir dans le respect de leur santé, de leur bien-être et de leur dignité ; développer des relations sociales et sexuelles respectueuses ; réfléchir à l’incidence de leurs choix sur leur bien-être et celui des autres ; de comprendre leurs droits, de les défendre tout au long de leur vie et de devenir des acteurs pour l’épanouissement sexuel de l’homme en général.

Au niveau de la communication: Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) en plus des médias deviennent de plus en plus importantes dans la vie des A&J. Qu’ils soient en milieu urbain ou pas, ils ont pour la plupart besoin d’accéder aux réseaux sociaux (au moyen de téléphones portables) et aux médias (télévision, radio etc). Ces sources d’informations et de communications sont souvent les seules sources facilement accessibles, pour cela, il serait important d’inclure certains jeunes dans les régions de cibles pour qu’ils soient des relayeurs, des points focaux qui pourront servir d’intermédiaire entre les oganisations et les populations pour faciliter la fluidité de l’information.

Au niveau politique: Beaucoup de pays sont dans l’optique de multiplier leurs plans stratégiques pour la promotion de la SSRAJ. Il existe aussi des Centres Conseils Adolescents (CCA) qui sont sous couverts des Etats et qui luttent contre les grossesses précoces et/ou non désirées. A cela s’ajoute les actions des grandes organisations (UNICEF, UNESCO, OMS etc) qui comblent si souvent l’appui financier des gouvernements locaux et favorisent ainsi l’élargissement des plans d’actions et de promotions des SSRAJ.