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Les violences basées sur le Genre ?

Les violences basées sur le Genre peuvent être définit comme la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre sois même contre autrui ou contre un groupe ou une communauté qui entraine ou risque fortement d’entrainer un traumatisme un décès des dommages psychologique un mal développement ou des privations selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La définition proposée ici divise la violence en trois grandes catégories correspondant aux caractéristiques de ce qui commettent l’acte violent : la violence auto-infligée, la violence interpersonnelle ou dirigée contre autrui et la violence collective.

Les causes des violences basées sur le Genre

Les violences basées sur le genre sont dues à plusieurs facteurs qui peuvent nuire aux droits des femmes et filles :

  • Les facteurs culturels

Les conceptions patriarcales et sexistes confèrent une légitimation à la violence afin d’assurer la domination et la supériorité des hommes. Parmi les autres facteurs d’ordre culturel figurent : les stéréotypes et les préjugés fondés sur le genre, les attentes normatives à l’égard de la féminité et de la masculinité, la socialisation du genre, la perception de la famille comme une sphère privée placée sous l’autorité masculine, et une acceptation générale de la violence dans la sphère publique (par exemple, le harcèlement sexuel des femmes dans la rue), et/ou sa reconnaissance comme un moyen acceptable pour résoudre un conflit et s’affirmer.

Les facteurs juridiques

Dans de nombreuses sociétés, le fait d’être victime d’actes de violence fondée sur le genre est perçu comme une honte et un signe de faiblesse, et beaucoup femmes sont encore jugées coupables d’attirer la violence à leur égard par leur comportement. Cela explique en partie pourquoi le nombre de signalements et d’enquêtes tend à rester limité.

Les facteurs économiques

Le manque de ressources économiques place généralement les victimes en situation de grande vulnérabilité à la violence. Dans cette situation s’installent des schémas de violence et de pauvreté, qui se perpétuent et réduisent fortement pour les victimes la possibilité de s’en sortir. Lorsque le chômage et la pauvreté touchent les hommes, certains peuvent être tentés d’affirmer leur masculinité par des actes de violence.

Compte tenu de leur sous-représentation au pouvoir et en politique, les femmes ont moins de possibilités d’orienter le débat et d’influer sur les changements politiques, ou de favoriser des mesures pour combattre la violence fondée sur le genre et soutenir l’égalité. Dans certains contextes, l’importance de la violence fondée sur le genre est sous-estimée et la violence
familiale ne bénéficie pas non plus de suffisamment de ressources et d’attention. Les mouvements des femmes et des personnes ont soulevé des questions et sensibilisé le public aux normes traditionnelles en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, dénonçant certains aspects de l’inégalité. Pour certaines, cette menace au statu quo a été utilisée pour justifier des violences.

 

Les différents types de violences

La violence physique : Cette forme de violence est la plus visible : coups, blessures, fractures, etc. Les variations selon le milieu de résidence montrent que le pourcentage de femmes de 15 à 49 ans qui ont subies des violences physiques depuis l’âge de 15 ans est légèrement plus élevé en milieu rural (27,8%) qu’en milieu urbain (25,1%).Il en est de même pour la violence physique au cours des 12 derniers mois avant l’interview, soit 10% dans le milieu rural et 8,2% dans le milieu urbain

La violence sexuelle : Le pourcentage de femmes, qui ont subi des violences sexuelles au cours des 12 derniers mois avant l’interview, est plus élevé chez les femmes âgées de 25-29 ans (5,0%).Cette proportion est moins importante dans la tranche d’âge de 15-19 ans (3,4%). La proportion de femmes qui ont subi des violences sexuelles à n’importe quel moment de leur vie est plus importante en milieu urbain. Il en est de même pour les femmes qui ont subi des violences sexuelles au cours des 12 derniers mois avant l’interview avec (5,3%) pour le milieu urbain contre (3,5%) pour le milieu rural.

C’est dans les régions de Fatick (13,4%), de Thiès (11,4%), de Dakar(9,8%) et de Kaolack (8,8%)que les pourcentages de femmes de 15-49 ans ayant déclaré avoir subi des violences sexuelles à un moment de leur vie sont les plus élevés. Les régions de Sédhiou, Kafrine, Kédougou et Matam enregistrent les pourcentages les plus faibles, légèrement supérieurs à (3%) selon le rapport de l’Agence National de la Statistique et de la Démographique (ANSD) publié en 2019.

La violence psychologique : sous une forme verbale ou non-verbale : dénigrement, humiliation, attaques verbales, scènes de jalousie, menaces, contrôle des activités, tentatives d’isolement des proches et des amis pouvant aller jusqu’à la séquestration etc. La violence sexuelle : relations sexuelles, complètes ou incomplètes, sans consentement et/ou sous la contrainte. La violence sociale, juridique, culturelle, spatiale ou autre.

La violence économique : c’est la privation de moyens ou de biens essentiels, contrôle ou spoliation, parfois même lorsque la femme a une activité rémunérée. Cependant différentes approches et classifications existent. La Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes et le Programme d’action de Beijing abordent le problème de la violence à l’égard des femmes selon le lieu ou le contexte où elle se produit : la famille ; la communauté dans son ensemble ; et l’Etat qui en est l’auteur ou qui la tolère. Certaines formes de violence impliquent plusieurs niveaux à la fois. C’est le cas par exemple, des crimes « d’honneur » et des pratiques traditionnelles nuisibles, auxquelles participent la famille et la communauté et que l’Etat tait et tolère.