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Les conséquences des violences basées sur le Genre

Les conséquences de l’exposition à la violence sont d’une portée aussi vaste que celle de la violence elle-même, non seulement de par les problèmes de santé aigus et chroniques qui résultent de nombreux types de violence comme les Mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants , mais aussi du fait que la victimisation peut accroître le risque futur de morbidité pour les survivantes.

Au plan sanitaire: Les effets sur la santé sexuelle comprennent les grossesses non désirées, les complications des avortements non médicalisés et les infections sexuellement transmises. Au nombre des effets physiques, on note des lésions susceptibles de causer des maladies aiguës et chroniques, touchant les systèmes nerveux, gastro-intestinal, musculaire, urinaire et reproductif. Les effets sur la santé sexuelle comprennent les grossesses non désirées, les complications des avortements non médicalisés et les infections sexuellement transmises. La violence perpétrée avant et durant la grossesse a de graves effets sur la santé de la mère et de l’enfant : problèmes obstétriques, notamment fausses couches, travail prématuré, souffrance fœtale, faible poids à la naissance etc. En plus des traumatismes physiques directs, les femmes victimes de violence sont particulièrement exposées à toute une gamme de problèmes psychologiques et comportementaux, dont la dépression, l’alcoolisme, l’anxiété et le comportement suicidaire, tout comme à des problèmes de santé génésique, tels que grossesse non désirée, maladie sexuellement transmissible ou dysfonctionnement sexue.

Au plan juridique : Ces violences freinent particulièrement la promotion des femmes et portent atteintes à leurs libertés fondamentales. Elles empêchent partiellement ou totalement, les femmes et filles, qui en sont victimes et qui ne sont pas suffisamment protégées, de jouir de leurs droits. Les VBG font partie des principaux mécanismes sociaux de subordination d’une catégorie de personnes envers une autre.

Au niveau socio-culturel : Ce sont aussi des violences sexistes puisque perpétrées contre une personne en raison de son sexe et de la place que lui accorde une société ou culture donnée. Elles sont enracinées dans l’inégalité entre les hommes et les femmes à travers le monde. Compte tenu de la domination et de la discrimination historique des femmes par les hommes et du nombre disproportionné de femmes et de filles victimes de violences, on parle généralement de « violence contre les femmes et les filles » (VFF) bien que les hommes et les garçons peuvent dans une certaine mesure subir des violences basées sur le genre, notamment des violences sexuelles.

Dans les situations de crise humanitaire, où les systèmes de soutien communautaires ainsi que le fonctionnement des services de santé et de conseils psychosociaux établis sont souvent gravement compromis, les conséquences de la violence peuvent être encore plus profondes qu’en temps de paix. L’impact et l’ampleur des VFFF réduisent la capacité de la société toute entière à se relever des conflits. Les séquelles physiques et psychologiques des VFFF peuvent empêcher les survivantes de fonctionner au niveau individuel, mais aussi dans ses relations avec leur famille et leur communauté, ce qui a des répercussions néfastes sur la cohésion sociale.