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RJPA MGF-ME

Dispositifs sur Violences Basées sur le Genre

Au plan juridique

Au niveau national : Législation sur les violences sexuelles : Le législateur sénégalais a adopté dans la loi N°99-05 du 29 janvier de 1999 un ensemble de dispositions législatives et réglementaires sanctionnant spécifiquement et lourdement les violences contre les femmes. Elle vient compléter le Code pénal. L’adoption de la loi N° 99-05 du 29 janvier 1999 fut un acquis de Taille. Cette loi permet essentiellement de réprimer la pédophilie, les violences conjugales, les mutilations génitales féminines et le harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel terme moins usité est : « le fait de harceler autrui, en usant d’ordres, de gestes, de menaces, de paroles, d’écrits ou de contraintes dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle, par une personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Le harcèlement sexuel sera puni par l’article 319 bis du Code pénal d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 50.000 à 500.000 FRS. Le 10 Janvier 2020, la loi 2020-05 modifiant la loi 65-60 du 21juillet 1965 portant Code pénal a rendu plus sévères les sanctions pénales sur les violences basées sur le Genre par la criminalisation du Viol et de la pédophilie et le durcissement des peines relatives au harcèlement sexuel (Article 319 bis, 320 et 320 bis, du Code pénal).

Sur les violences psychologiques : Les violences psychologiques ou morales : Tout acte qui implique des tourments et des souffrances mentales à la personne. Par exemple : injures, menaces, intimidation. Elles sont moins visibles mais plus pernicieuses. Les violences psychologiques difficiles à prouver, sont néanmoins sanctionnées par le code Pénal Article 262, alinéa 2 et 290 du Code Pénal. L’injure est sanctionnée par un emprisonnement de 2 mois au maximum et d’une amende de 20 000 FCFA à 100 000 FCFA, ou de l’une de ces deux peines seulement. (Articles 290 et suivants du Code pénal). Les menaces sont réprimées par un emprisonnement de 6 jours à 5 ans et d’une amende de 20 000 FCFA à 200 000 FCFA selon la gravité.

Les violences économiques : Sans donner une définition de la violence économique, le Code pénal réprime certaines d’entre elles notamment le défaut d’entretien, l’abandon de famille. D’après l’article 351 : « Sera puni des mêmes peines toute personne qui, au mépris d’un acte exécutoire ou d’une décision de justice l’ayant condamné à verser une pension alimentaire à son conjoint, à ses ascendants, à ses descendants, sera volontairement demeurée plus de deux mois sans fournir la totalité des subsides déterminés par le jugement ni acquitter le montant intégral de la pension ».

Au niveau régional : ces instruments internationaux ont été complétés par l’adoption de chartes dont le but est de garantir le respect des droits de l’Homme par les Etats africains. Le Sénégal a signé et ratifié principalement : – La Charte Africaine des Droits de L’homme et des Peuples signée à Nairobi au Kenya le 21 Juin 1981, ratifiée par le Sénégal le 13 Août 1982 qui, en son article 5, dispose : « Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique. Toutes formes d’exploitation et d’avilissement de l’homme notamment l’esclavage, la traite des personnes, la torture physique ou morale, et les peines ou les traitements cruels inhumains ou dégradants sont interdites ». – La Charte Africaine des Droits et du Bien- être de l’Enfant, adoptée à Addis Abeba en Juillet 1990 et ratifiée par le Sénégal le 29 Septembre 1996. – Le Protocole portant création d’une Cour Africaine qui est un organe de promotion et de protection des Droits de l’Homme et des Peuples, (adopté le 10 Juin 1998, entré en vigueur le 25 Janvier 2004). – La Déclaration Solennelle sur l’Egalité entre les Hommes et les Femmes en Afrique, de l’Union Africaine du 08 Juillet 2004.A cela s’ajoute la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui est un document additif, adopté au Mozambique d’où l’appellation du Protocole de MAPUTO. Ce Protocole ratifié par le Sénégal en 2004, est entré en vigueur en 2006. Pour les spécialistes, le Protocole est un mécanisme visant la promotion des droits de l’Africaine au plan civil, politique et socioéconomique. L’analyse des dispositions du protocole de MAPUTO nous a permis d’identifier sept thématiques dont : -L’égalité et la non-discrimination à travers son élimination (article 2) ; – La Prévention des violences basées sur le Genre (article 3 à 5) ; Les Droits économiques sociaux et culturels (article 13 à 19). L’Egalité est ici perçue comme la notion qui permet aux Hommes et aux Femmes d’avoir des conditions égales pour exercer leurs droits, exploiter leurs potentialités et contribuer à la construction économique et sociale de leur pays et du Continent.

Au plan international, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) adoptée en 1948 par l’Assemblée des Nations Unies à Paris est l’instrument de base et de référence en matière de droits humains. Même si elle n’a qu’une valeur déclarative, elle stipule, dans son article premier que : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits… » Et considère que la dignité est inhérente à tous les membres de la famille humaine qui ont des droits égaux et inaliénables et que c’est le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Cette déclaration proclame ainsi des droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels inaliénables et universels dans le but de permettre à l’Homme, quel que soit son sexe, ou sa race, couleur, religion, de jouir des droits et opportunités pour son épanouissement. D’autres importants instruments de protection des droits humains, à obligation juridiques, ont été adoptés parmi eux : Le Pacte International Relatif Aux Droits Economiques, Sociaux Et Culturels de 1966, qui, en son article 3, engage l’Etat du Sénégal à assurer « le droit égal qu’ont l’homme et la femme au bénéfice de tous les droits économiques, sociaux et culturels qui y sont énumérés », en son article 2, et engage également le Sénégal Etat partie, à assurer « le droit égal des hommes et des femmes de jouir de tous les droits civils et politiques y énoncés ». – La Convention Sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF/CEDAW 1979)1 : signée par le Sénégal le 29 Juillet 1980 et ratifiée le 05 Février 1985. Si l’application de ses mesures d’actions résultant des dispositions de cette Convention était effective, les femmes et filles, jouiraient pleinement de leurs droits, avec une meilleure prévention et prise en charge efficace des violences faites aux femmes et aux filles que sont, les viols, les mutilations génitales féminines, les traites, trafic et autres exploitations. La Convention Relative aux Droits de l’Enfant du 20 Décembre 1989 (ratifiée le 31 Juillet 1990).

Au plan politique

Au niveau national et régional :Une démarche politique d’intégration du genre et de l’équité et la mise en œuvre de plans, projets et programmes nationaux et régionaux dont le but est d’éradiquer les violences basées sur le genre a complété ce qui précède notamment:

Le Plan Sénégal Emergent (PSE), qui intègre le principe d’une société solidaire et juste dans un État de droit ;

La Stratégie Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre (SNEEG 1 et SNEEG 2/ 2016- 2026) ; Le Programme Conjoint du système des Nations-Unies3, « Eradication des VBG et promotion des droits humains », assorti d’un Plan d’action national pour l’éradication des VBG ;

– Le Projet d’Appui à la Stratégie Nationale de l’Equité et l’Egalité de Genre (PASNEEG) (Coopération italienne) ;

– L’adoption des procédures opérationnelles standards de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre – Le Projet « Prise en charge des victimes de VBG par les forces de sécurité » (PNUD)

Les plans d’action régionaux de lutte contre les VBG ;

– Le Programme conjoint4 (2015-2017) pour l’éradication des violences basées sur le genre au niveau national, avec un accent sur les régions de Kolda, Sédhiou, Matam, Ziguinchor, Tambacounda, Saint-Louis et Dakar, qui présentaient une prévalence élevée de violences basées sur le genre ;

– Le Plan d’action nationale multisectorielle (2017-2021) pour l’éradication des VBG et la promotion des Droits Humains, coordonné par le Ministère de la Femme, de la Famille et du Genre.

Ces programmes ont permis de renforcer la prévention et la prise en charge des VBG et la coordination des interventions au Sénégal et la mise en place d’une base de données sur les acteurs qui interviennent dans la prévention et la prise en charge des VBG dans chaque région, l’élaboration d’un guide destiné aux forces de sécurité (Police, Gendarmerie) sur la prise en charge des victimes de VBG, la mise en place des boutiques de droit, d’un comité technique national pour l’éradication des VBG et des comités régionaux, l’installation du comité technique national de révision des textes discriminatoires à l’égard des femmes.

Au plan international : Le Programme Conjoint (UNICEF/UNFPA) pour l’accélération de l’abandon des mutilations génitales féminines/Excisions

                                                 Au plan sanitaire

Au plan national : Secteur de la Santé et l’Action Sociale : Dans le sous-secteur de la santé, la prise en compte de la dimension genre est devenue une véritable préoccupation notamment, depuis 2012 où des initiatives salutaires, allant dans le sens indiqué, ont été prises à savoir:

  • La création d’une Cellule genre et la désignation de ces responsables ;
  • La nomination d’une Conseillère en genre ; Ø la création d’un bureau de Prévention des Violences et Traumatismes qui est en train de prendre forme en se dotant d’un cadre stratégique d’un futur plan d’action ;
  • L’audit genre qui a démarré depuis plusieurs mois au niveau central est en train de se déroulé dans les régions. La finalité de cet audit est de mettre en œuvre un plan d’action.
  • le lancement de la Campagne de Planification Familiale avec la mise en œuvre du Plan d’ Action pour la Promotion de la Planification Familiale; Il est à souligner que le MSAS a depuis fort longtemps mis en place des Directions et déroulé des programmes qui devraient également permettre la prise en compte du genre et favorisaient la mise en place de structures de prise en charge efficace des VBG. Ces stratégies, actions et initiatives diverses s’inscrivent dans le cadre des initiatives africaines pises au niveau de l’Union Africaine telles que le Plan d’Action pour la Planification Familiale. Ces structures et actions de diverses natures sont :
  • Direction de la Santé de la Reproduction et de la Survie de l’Enfant apporte un concours dans la lutte contre mes MGF, de la fistule obstétricale et la prise en charge de la santé des adolescents. Cette direction dispose d’un point focal chargé des traumatismes ;
  • Les structures d’accueil et de soins psychologiques (centre de Thiaroye, Centre Hospitalier Universitaire de Fann) qui mènent des activités en faveur des survivantes de VFFF.
  • Le Lancement Campagne Nationale de Planification Familiale 06 Septembre 2013 avec pour objectif de faire passer le taux de prévalence contraceptive de 12% à 27%. En ce qui Concerne l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, la stratégie repose sur :
  • La promotion de l’accouchement dans les structures de santé agréées et avec assistance d’un personnel qualifié ;
  • L’amélioration de l’accès des soins aux femmes en milieu rural ;
  • La promotion de la planification familiale ;
  • La prise en charge du nouveau-né et l’amélioration de la couverture vaccinale des enfants ; l’augmentation de la couverture des enfants bénéficiant des services de nutrition et la promotion de la nutrition des couches vulnérables (enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes et femmes allaitantes). La mise en œuvre de la Couverture Maladie Universelle (CMU) traduit la volonté politique de l’Etat, de réduire les inégalités d’accès aux soins et de favoriser l’équité. Malgré toutes ces initiatives et actions, il y a lieu de préciser que l’intégration du genre dans le secteur de la Santé tarde à devenir une réalité même si le processus enclenché est à saluer. Cette intégration permettrait assurément de mieux prendre en charge les victimes des VBG.

Au plan régional :Grâce au Maputo plan action (2016-2030) , l’accroissement des investissements dans le domaine de la santé, par: le renforcement de la mobilisation des ressources intérieures pour la SRMNIA grâce à des mécanismes de financement de la santé innovants, et la mise en place de mécanismes de protection sociale; l’identification et l’institution de lignes et d’allocations budgétaires en faveur de programmes et d’interventions essentiels, économiques et à incidence élevée relatifs à la SRMNIA, et l’encouragement ainsi que l’appui apporté aux Etats membres pour qu’ils investissent dans les infrastructures sanitaires, la fabrication locale des médicaments, des équipements sanitaires et des consommables.

Le coût estimatif du présent Plan d’action de Maputo reflète les besoins en soins de santé reproductive, sexuelle, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents (SRMNIA) selon deux scénarios :

le coût lorsque tous les besoins en soins de SRMNIA des femmes sont satisfaits ; 2) le coût nécessaire pour répondre aux besoins de soins de SRMNIA non satisfaits des femmes sur le continent. Après avoir effectué tous ces ajustements, il faudra trouver 318 milliards de dollars au total de 2016 à 2030 pour satisfaire les besoins de SRMNIA sur le continent (Tableau 2), tandis que 182 milliards de dollars seront requis pour couvrir les besoins de SRMNIA non satisfaits sur le continent (Tableau 3). Ces estimations devraient être revues puis mises à jour sur la base de l’expérience acquise dans la mise en œuvre des programmes et des nouvelles données. Cependant, le plus important est que les plans nationaux renferment des définitions détaillées des interventions capables de satisfaire les besoins nationaux de santé sexuelle et de reproduction, et que les investissements reflètent et améliorent les capacités nationales pour leur mise en œuvre et leur suivi.

International : Le secteur de la santé devrait être en mesure de :

* Réaliser des examens médicaux et dispenser un traitement d’urgence, avec empathie, aux survivantes de VBG avec notamment, la prophylaxie post exposition et la contraception d’urgence si c’est indiqué et autorisé par le gouvernement, pour les survivantes de violence sexuelle.

* Faciliter l’accès des filles et des femmes aux autres sites de la communauté, par le biais de références.

* Réunir les preuves de médecine légale (veiller à la sécurité des femmes) lorsqu’il faut un témoignage.

* Sensibiliser davantage la communauté aux conséquences de la VBG sur la santé.

Intégrer la réponse sanitaire aux VBG à tous les soins de santé primaires et aux services liés au VIH/SIDA.

Les services de santé ont pour rôle principal de répondre aux besoins des femmes touchées par la VBG et de les aider à éviter toute exposition supplémentaire à la violence. Si la prévention primaire (prévenir la violence avant qu’elle ne survienne) est tout aussi importante que le traitement, les autres approches décrites dans ce document (mobilisation communautaire, CCSC, etc.) sont peut-être plus indiquées pour s’attaquer à la prévention de la VBG et utiliser une « approche – systèmes » pour améliorer la réponse des services de santé à la VBG. De nombreuses organisations des soins de santé ont essayé de lutter contre la VBG en apportant une formation unique aux prestataires ou en effectuant un seul changement de politique (par exemple, en demandant aux prestataires de questionner les femmes sur la violence).

Les centres de femmes et les centres de santé du camp proposent des services de prise en charge de la VBG assurant : confidentialité, orientation vers d’autres services de la communauté ; et conseils et soutien émotionnel de la part de pairs. Ce niveau d’interventions couvre des services et une assistance permettant de favoriser l’apaisement et le relèvement des survivant(e)s.

  1. Services et sécurité de base
  2. Soutiens familiaux et communautaires c)
  3. Soutiens ciblés non spécialisés d) Services spécialisés

Au plan social :

Au niveau national : Le gouvernement a élaboré des documents de références relatifs aux politiques et programmes ciblant les jeunes, aux mesures qui sous-tendent les orientations majeures en matière de prise en charge des adolescents (jeunes) : stratégie jeunes couvrant la période 2012 – 2016. Actions majeures :

     Création de club Education à la vie familiale (EVF) dans les lycées et collèges ;

  • Mise en œuvre du projet de promotion des jeunes au sein du Ministère de la jeunesse qui assure la tutelle de 15 centres conseil pour adolescents (CCA) : objectif accroitre l’accès à l’information et l’accès aux services de la santé de la reproduction ;
  • Formation qualifiante et renforcement des capacités en santé de la reproduction des jeunes filles issues de milieux défavorisés à travers les centres régionaux d’enseignement techniques féminins ;
  • L’accès à l’information et l’accès aux services de la santé de la reproduction à travers les TICS et réseaux sociaux ;
  • Plaidoyer au sein des communautés et des leaders religieux ;

. Secteur de la Femme, de la Famille et de l’Enfance : A travers ses Directions et Programmes, le Ministère prend en charge toutes les questions relatives à la promotion de l’équité et de l’égalité de genre ainsi que des mesures tendant à la prévention et à la prise en charge des VBG. Parmi ces structures de coordination, nous pouvons citer entre autres : la Direction de l’Equité et de l’Egalité de Genre (DEEG), la Direction de la Famille (DF), le Centre GUINDDI, le Centre d’Assistance et de Formation pour la Femme (CENAF) et la Direction des Droits, de la Protection de l’Enfance et des Groupes Vulnérables (DDPEGV) qui déroulent des activités sur les VBG.

  • La Direction de la Famille : Elle coordonne entre autre le plan d’action pour la promotion de l’abandon de la pratique de l’excision.
  • La Direction de l’Equité et de l’Egalité de Genre : Elle coordonne la Stratégie Nationale d’Equité et d’Egalité de Genre dont la révision est en cours pour une harmonisation avec le PSE et une effectivité de sa mise en œuvre.
  • La Direction du Développement Communautaire : Quid du Plan de mise en œuvre de cette stratégie ? La SNEEG est de loin de devenir une réalité en raisons des multiples contraintes liées à la coordination des initiatives et actions menées dans ce sens ainsi qu’à l’absence de véritables directives et conditionnalités liées à l’institutionnalisation du genre dans tous les programmes des ministères sectoriels.
  • Direction des Droits, de la Protection de l’Enfance et des Groupes Vulnérables : coordonne la Stratégie Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre nationale de protection de l’enfance axée sur un système intégré. Cette structure a mis en place les CDPE en 2012.
  • Centre National d’Assistance et de Formation pour la Femme : forme les femmes et leur fournit de l’appui conseil-orientation. Ø
  • Centre d’Ecoute et d’Orientation pour Enfant en situation difficile : fournit une assistance psychologique et médicale aux enfants et jeunes filles en situation de vulnérabilité. Il dispose d’un numéro vert le 116 qui est utilisé pour le signalement et la prise en charge d’urgence des enfants en situation difficile. Nouveaux programmes :
  • Programme de soutien médical et financier aux femmes et filles souffrant de la fistule obstétricale
  • Programme de bourses d’Excellence destiné aux filles démunies qui s’intéressent aux filières scientifiques ou à la formation professionnelle et technique Au Sénégal, la dernière enquête/ EDS MICS montre que 26% des femmes sont victimes de pratiques de l’excision avec des disparités régionales (Kédougou 92% Matam 87% Kolda 85%). La politique publique du MFFE vise à « aboutir à une déclaration de l’abandon total de la pratique de l’excision d’ici 2015. Le plan d’action pour l’abandon de l’excision est coordonné par le MFFE avec une approche basée sur les droits humains. Dans ce cadre, le MSAS développe à cet effet des stratégies qui se focalisent sur les conséquences sanitaires néfastes sur la vie des filles et des femmes, les risques de mortalité maternelle et les répercussions à long terme sur les victimes d’excision ; tandis que le Ministère justice privilégie une stricte application de l’article 299 bis du Code Pénal interdisant toute atteinte à l’intégrité de l’organe génital d’une personne de sexe féminin « par ablation totale ou partielle d’un ou de plusieurs de ces éléments, par infibulations, par insensibilisation ou par un autre moyen ».

Au niveau international : Il existe un programme commun de lutte contre la mutilation génitale féminine et l’excision

L’UNFPA et l’UNICEF dirigent actuellement le plus important programme mondial visant à l’abandon des pratiques de mutilation génitale féminine (MGF). Ce programme commun à l’UNFPA et à l’UNICEF met en commun les compétences des deux agences, à la lumière des découvertes les plus récentes en matière de sciences sociales et en partenariat avec les gouvernements, les organisations communautaires locales et d’autres acteurs clés. 

  • Provision de services de qualité appropriés : plus de 3,2 millions de filles et de femmes dans les 17 pays ont été soutenues par le programme commun et ont bénéficié de services de protection et de soins spécialisés pour les MGF.

Croissance de l’engagement communautaire : grâce à l’engagement communautaire, à l’éducation, au dialogue et au consensus, plus de 31,5 millions de personnes issues de 21 700 communautés ont faits des déclarations publiques sur l’abandon des mutilations génitales féminines.

  • Appropriation des gouvernements : Les 17 pays soutenus par le programme conjoint de l’UNFPA et l’UNICEF disposent d’un mécanisme national de coordination en place pour impliquer systématiquement tous les acteurs au niveau national. Douze pays ont établi des services et des programmes de financement de la ligne budgétaire nationale pour traiter spécifiquement des mutilations génitales féminines.

En 2018, l’UNFPA et l’UNICEF poursuivront leurs efforts communs en intégrant de manière encore plus systématique des interventions complémentaires dans le cadre d’une nouvelle phase de leur Programme commun. Cette action conjointe repose sur des leçons qui ont été tirées et est directement liée à l’Objectif de développement durable 5.3, qui vise à éradiquer toutes ces pratiques atroces d’ici 2030. L’attention sera toujours principalement dirigée sur les pays où les MGF sont les plus répandues, l’objectif étant de modifier les normes sociales dans les communautés touchées, tout en travaillant avec les gouvernements afin de mettre en place des systèmes d’intervention nationaux viables.

8 millions de femmes et de filles recevront des services appropriés liés aux MGF ;

19 millions d’individus, issus de plus de 10 000 communautés, déclareront publiquement l’abandon des MGF ;

16 pays bénéficieront d’une ligne budgétaire nationale et d’un mécanisme de suivi les organisations politiques régionales et locales se mobiliseront pour renforcer les efforts nationaux ;

Une plateforme mondiale de connaissances en ligne sera mise à disposition.

Au niveau régional : Les sociétés humaines se dotent de normes et de valeurs pour avoir une identité collective, pour survivre dans un environnement et ces normes ne sont pas faciles à remettre en question. La tradition, la culture et les normes n’ont rien de statique. Elles doivent évoluer et nous y veillons. Le travail sur les mutilations génitales féminines peut être abordé sous des angles divers : les droits de la personne, la santé, l’économie et les rapports sociaux entre hommes et femmes. Il faut comprendre le contexte social dans lequel on travaille, c’est-à-dire la population et les divers acteurs impliqués, cela, nous l’avons compris dès le début. Le programme du Comité interafricain a été conçu avec soin pour pouvoir fonctionner dans des contextes culturels donnés, sans provoquer de réaction négative. Il s’agissait de convaincre par le dialogue plutôt que d’imposer. Nous avons commencé, à force de dialogue avec la population, par créer des groupes dans les 28 pays où l’on pratique des MGF.

Aussi les organisations travaillent en collaboration avec les populations en organisant des ateliers de formations dans le but de les sensibiliser sur les procédures juridiques, et les dispositions sanitaires à prendre pour endiguer ce fléau. A cela s’ajoute la création des « cases des hommes » ou « d’abris de rencontre » qui permettent d’accompagner les victimes et de les regrouper régulièrement grâce à l’appui des organisations de la société civile qui favorisent la participation des populations.

Au niveau national : l’Etat a élaboré des documents de références relatifs aux politiques et programmes ciblant les jeunes, aux mesures qui sous-tendent les orientations majeures en matière de prise en charge des adolescents (jeunes) : stratégie jeunes couvrant la période 2012 – 2016. Actions majeures :

     Création de club Education à la vie familiale (EVF) dans les lycées et collèges ;

  • Mise en œuvre du projet de promotion des jeunes au sein du Ministère de la jeunesse qui assure la tutelle de 15 centres conseil pour adolescents (CCA) : objectif accroitre l’accès à l’information et l’accès aux services de la santé de la reproduction ;
  • Formation qualifiante et renforcement des capacités en santé de la reproduction des jeunes filles issues de milieux défavorisés à travers les centres régionaux d’enseignement techniques féminins ;
  • L’accès à l’information et l’accès aux services de la santé de la reproduction à travers les TICS et réseaux sociaux ;
  • Plaidoyer au sein des communautés et des leaders religieux ;

. Secteur de la Femme, de la Famille et de l’Enfance : A travers ses Directions et Programmes, le Ministère prend en charge toutes les questions relatives à la promotion de l’équité et de l’égalité de genre ainsi que des mesures tendant à la prévention et à la prise en charge des VBG. Parmi ces structures de coordination, nous pouvons citer entre autres : la Direction de l’Equité et de l’Egalité de Genre (DEEG), la Direction de la Famille (DF), le Centre GUINDDI, le Centre d’Assistance et de Formation pour la Femme (CENAF) et la Direction des Droits, de la Protection de l’Enfance et des Groupes Vulnérables (DDPEGV) qui déroulent des activités sur les VBG.

  • La Direction de la Famille : Elle coordonne entre autre le plan d’action pour la promotion de l’abandon de la pratique de l’excision.
  • La Direction de l’Equité et de l’Egalité de Genre : Elle coordonne la Stratégie Nationale d’Equité et d’Egalité de Genre dont la révision est en cours pour une harmonisation avec le PSE et une effectivité de sa mise en œuvre.
  • La Direction du Développement Communautaire : Quid du Plan de mise en œuvre de cette stratégie ? La SNEEG est de loin de devenir une réalité en raisons des multiples contraintes liées à la coordination des initiatives et actions menées dans ce sens ainsi qu’à l’absence de véritables directives et conditionnalités liées à l’institutionnalisation du genre dans tous les programmes des ministères sectoriels.
  • Direction des Droits, de la Protection de l’Enfance et des Groupes Vulnérables : coordonne la Stratégie Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre nationale de protection de l’enfance axée sur un système intégré. Cette structure a mis en place les CDPE en 2012.
  • Centre National d’Assistance et de Formation pour la Femme : forme les femmes et leur fournit de l’appui conseil-orientation. Ø
  • Centre d’Ecoute et d’Orientation pour Enfant en situation difficile : fournit une assistance psychologique et médicale aux enfants et jeunes filles en situation de vulnérabilité. Il dispose d’un numéro vert le 116 qui est utilisé pour le signalement et la prise en charge d’urgence des enfants en situation difficile. Nouveaux programmes :
  • Programme de soutien médical et financier aux femmes et filles souffrant de la fistule obstétricale
  • Programme de bourses d’Excellence destiné aux filles démunies qui s’intéressent aux filières scientifiques ou à la formation professionnelle et technique Au Sénégal, la dernière enquête/ EDS MICS montre que 26% des femmes sont victimes de pratiques de l’excision avec des disparités régionales (Kédougou 92% Matam 87% Kolda 85%). La politique publique du MFFE vise à « aboutir à une déclaration de l’abandon total de la pratique de l’excision d’ici 2015. Le plan d’action pour l’abandon de l’excision est coordonné par le MFFE avec une approche basée sur les droits humains. Dans ce cadre, le MSAS développe à cet effet des stratégies qui se focalisent sur les conséquences sanitaires néfastes sur la vie des filles et des femmes, les risques de mortalité maternelle et les répercussions à long terme sur les victimes d’excision ; tandis que le Ministère justice privilégie une stricte application de l’article 299 bis du Code Pénal interdisant toute atteinte à l’intégrité de l’organe génital d’une personne de sexe féminin « par ablation totale ou partielle d’un ou de plusieurs de ces éléments, par infibulations, par insensibilisation ou par un autre moyen ».