L’ATELIER DE FORMATION SUR L’ARGUMENTAIRE RELIGIEUX, MEDICAL, ET JURIDIQUE EN FAVEUR DE L’ABANDON DES MGF

ATELIER DE FORMATION SUR L’ARGUMENTAIRE RELIGIEUX, MEDICAL, ET JURIDIQUE EN FAVEUR DE L’ABANDON DES MGF

Le Réseau des Jeunes pour la Promotion de l’Abandon des MGF et des mariages d’enfants (RJPA/MGF/ME) a tenu un atelier de formation de trois(3) sur l’argumentaire religieux, médical, et juridique en faveur de l’abandon des MGF grâce à l’appui de CECI à travers le projet Voix et Leadership des femmes (VLF).  

L’objectif est de former et d’outiller 25 jeunes leaders (garçons et filles) sur l’argumentaire médical, juridique et religieux en guise d’animer des activités éducatives pour la promotion de l’abandon des MFG. Pour cela, il était important de :

  • Faire connaitre aux 25 jeunes l’état des lieux des VBG et le contexte des MGF au Sénégal
  • Donner des connaissances requises sur les MGF et sur les argumentaires médical, juridique et religieux en faveur de l’abandon de ces pratiques néfastes ;
  • Sensibiliser les 25 jeunes (garçons et filles) sur leurs rôles et engagements dans la promotion de l’abandon des MGF;

 

Au Sénégal, les données de l’EDS continue 2017 sur l’âge de l’excision des femmes enquêtées montrent que dans près de trois cas sur quatre (72 %), l’excision a eu lieu avant l’âge de 5 ans. Cette proportion comprend les femmes qui ont déclaré avoir été excisées au cours de la petite enfance sans pouvoir fournir un âge exact.

En outre, dans 13 % des cas, l’excision a eu lieu entre 5-9 ans et pour 8% des femmes, elle a été pratiquée tardivement à 10 ans ou plus. Cependant, dans le groupe d’âges 45-49 ans, la proportion de femmes excisées est de 26 % contre 21% parmi celles de 15-19 ans. En outre, il faut souligner que 7 % des femmes n’ont pas été en mesure de déclarer l’âge auquel elles avaient été excisées. La prévalence de l’excision des filles a connu une diminution entre 2012-2017. En effet, elle est passée de 18% en 2012 à 14% en 2017.

 

Durant les trois jours de formation, Mme Ndéye Fatou NDIONE, Responsable Régionale de Dakar du projet VLF SENEGAL a mis l’accent sur la nécessité d’une bonne appréciation des questions de violence basées sur le genre (VBG) et des MGF à travers une approche holistique et intégrée.

 

Dans son discours Mme Moumy Ka Diallo est revenue sur l’engagement du Réseau des jeunes et le travail effectué depuis le lendemain du sommet de Londres.

 

 Après la présentation de l’état des lieux des VBG, les participants avaient centré leurs interventions sur les VBG et sur l’engament de l’état du Sénégal à protéger les droit des femmes et des filles depuis les années 1970.

 

Après l’intervention dans le domaine de la juridiction sur les lois et leurs décrets d’application, les participants sont revenus sur la loi de la SSRAJ : N° 2005-18, du 5 AOUT 2005. Des échanges fluctueux ont été produits notamment se PORTER PARTI CIVILE c’est-à-dire permettre à une ONG ou OSC de prendre part pour défendre une victime de viol par exemple.

 

L’exposée de l’argumentaire médical était fait par une présentation de l’anatomie de l’organe génital de la femme en insistant sur la différence entre les termes mutilations génitales féminines et excisions et les types d’excision qui existe avec image à l’appui.

 

La présentation de l’argumentaire psychologique parlait des effets psychologiques après la pratique des MGF et des violences qui tournent au tour du sujet.

 

La présentation de l’argumentaire religieux avait débuté avec un rappel du Réseau Islam et population et le travail qu’il a effectué pour élaborer l’argumentaire religieux. Cette présentation a traité les points tels que : l’Islam et la violence, l’Islam et la dignité, l’Islam et les MGF, les aspects socioculturels ainsi que les argumentaires médicaux et juridiques.

 

Au terme de l’atelier de formation, il est important de souligner que même si les MGF sont pratiqués par certaines ethnies, néanmoins elles demeurent une entrave à l’épanouissement de la fille. Cependant, l’état du Sénégal doit veiller au respect des droits humains car la loi 99 05 du 29 Janvier 1999 sanctionne ces pratiques et l’application effective de cette loi est importante. C’est à la société civile de se constituer en parti civile et de mener le plaidoyer  pour arriver à une vie sans MGF.

Des recommandations ont été émises sur :

  • l’absence des données sur les VBG ;
  • la mise en place d’un observatoire sur les MGF ;
  • l’autonomisation des victimes de VBG ainsi que les mariages non déclarés.

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